Category: Livres,Romans et littérature,Littérature espagnole
La Passion de Caroline Otero Details
Petite, elle admirait le coq avec les poules. Pas encore pubère dans un pensionnat de filles, elle découvrait les délices de l'amour à trois. A l'âge de l'éveil au désir, elle se faisait violer par un vieillard pervers.Galicienne elle était, galicienne elle restera jusqu'à la fin de sa vie : dure autant avec elle-même qu'avec les hommes qu'elle séduisait, courageuse, opiniâtre, obstinée, ne composant jamais avec la vérité.Elle croyait à la force du sexe comme mode d'appartenance au monde. Des hommes, elle reçut, au mieux, la maladresse, au pire, les violences à répétition. Des femmes, elle sut se faire aimer et aimer leur corps mais aussi leur âme.Solitaire, sauvage, farouche, sa vie épouse les passions convulsives du siècle. Les vagabondages amoureux et les émois sexuels de celle que ses ennemis appelaient " la belle Utérus " ont révolté les bourgeois.Epopée au pays du vice, ce livre est une invitation à la découverte d'une femme qui se situait toujours au-delà du bien et du mal et qui incarne, par son intransigeance et son goût de la liberté, l'un des destins les plus scandaleux du siècle passé.Laure AdlerDans cette vie rêvée de la Belle Otero, Ràmon Chao recrée avec brio les jeunes années tumultueuses de la célèbre courtisane.

Reviews
Chanteuse et danseuse d'opéra, la Belle Otero fut l'une des dernières grandes courtisanes de l'Histoire. Si son talent artistique a laissé moins de traces que Liane de Pougy, les noms des riches hommes et rois qu'elle a couchés dans son lit sont bien connus. L'auteur utilise le style d'un roman vrai dans lequel Caroline Otero s'exprime au crépuscule de sa vie sur des cahiers , (cahiers que l'auteur a découverts chez un brocanteur -fait véridique).L'auteur nous présente une femme mangeuse d'hommes, avec ironie et sarcasme, mais aussi traite de la subversion des signes du pouvoir : la domination, la propriété, l'argent. Caroline Otero possède les hommes qui croient l'acheter, elle échappe à sa condition sociale par sa liberté sexuelle et sa transformation en pur objet d'assouvissement sexuel. Cette femme a vraiment le profil type de l' « escort- girl » actuelle. Simplement une femme en avance d'un siècle de par sa vie et ses talents tarifiés."une femme ne devient pas riche en dormant seule" dixit la Belle Otero.Malheureusement dans son cas, elle va finir ses jours (plus de 90 ans) dans un petit appartement minable ayant perdu sa fortune au casino.Autre livre lu sur cette femme : La Belle Otero : la dernière grande courtisane de Castel Charles. Voir ma critique.


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